What’s your name? Andy Serkis

Joyeux Noël les amis!

Ça tombe tellement bien que cette semaine, la garde du What’s your name/Have you met… soit pour moi… J’avais une graaaaande envie de vous parler d’un homme qui vaut tous les Oscars du monde, et qui pourtant n’a jamais reçu une seule petite nomination… 😡

Je vous préviens, je vais donc fangirler comme une petite salope! 😀

Alors ajd, sortez les oreilles pointues, sortez les lances, sortez les bouteilles de whiskey, on parle d’Andy! 🙂

Andrew Clement Serkis, dit Andy Serkis, est un acteur et réalisateur britannique né en 1964.

Ses parents sont Lylie, institutrice anglaise, et Clement, gynécologue irakien d’origine arménienne. Le nom de la famille était initialement Sarkisian. Son père travaillant régulièrement au Moyen-Orient, Andy et ses frères et sœurs seront souvent amenés à voyager entre Baghdad, Damas, Sidon ou encore Tyr.

Andy a suivi des secondaires à Ealing avant d’étudier les arts visuels à la Lancaster University, spécialisation théâtre. Il était également animateur radio pour la station estudiantine locale, la Bailrigg FM.

Après une représentation de la pièce Gotcha, où il incarne un étudiant prenant en otage un professeur, il choisit définitivement la voie de la comédie, tout en continuant à étudier les arts visuels pendant son temps libre.

Les débuts

Après avoir reçu son diplôme, Andy passe 18 mois sur les planches, passant de Shakespeare à Brecht sans souci.

Au début des années 90, il s’installe à Londres et commence à jouer des rôles à la télévision, dont Bill Sikes dans une adaptation d’Oliver Twist. En 1997, il joue dans Hurlyburly, une production théâtrale dans laquelle il rencontre Rupert Graves et David Tennant.

My precious…….

Et puis un jour…… Un jour Andy se présente à une audition pour un rôle tout en CGI dans la superproduction d’un certain Peter Jackson.

Smeagol est né, entre crachat de chat et Gollum juice. Bluffés par la prestation d’Andy, Peter et ses collaboratrices Fran Walsh et Philippa Boyens décident de tester une nouvelle technique: la motion capture. Andy, affublé d’une combinaison grise, tourne donc ses scènes avec les autres acteurs, avant que son minois ne soit remplacé par le corps maigrichon de Smeagol à l’écran.

Sa prestation lui vaut non seulement le respect de l’équipe entière (car pour préserver sa voix, il doit ingurgiter le ‘Gollum juice’, de l’eau chaude avec du citron et du gingembre, à raison de plusieurs litres par jours), mais aussi l’amitié des acteurs, surtout Elijah Wood et Sean Astin avec qui il a passé la plupart de son temps sur le tournage.

Il improvise certaines scènes et réactions, dont la chanson du Forbidden Pool dont il n’existe aucun air connu; ou la discussion entre Smeagol et Sam concernant les pommes de terre.

Pour l’anecdote, Andy pousse le bouchon tellement loin (Maurice) qu’il manque de faire une grave hypothermie en filmant Smeagol chassant du poisson une fois de trop dans une eau glacée… Commitment.

Eeeeeet ce rôle provoquera le premier débat à l’Académie des Oscars, sur la crédibilité du CGI assisté. Andy Serkis mérite-t-il une nomination, vu que son corps, ses mimiques et sa voix ont servi de base au personnage. Apparemment pas…

Lorsque la prélogie du Hobbit est annoncée, Andy est évidemment rappelé par son ami Peter pour tourner les scènes de Gollum. Sauf que, la production étant encore plus gigantesque que pour LOTR, Peter lui fait un cadeau de taille: il le propulse réalisateur de la deuxième équipe, lui faisant entièrement confiance pour la reproduction de son style de réalisation. On lui doit ainsi, entre autres, les scènes de cache-cache dans Laketown, certaines des scènes de Bilbo confronté à Smaug, ou encore le Conseil Blanc à Dol Guldur.

Andy retrouve également durant le tournage certains de ses grands amis, dont Orlando Bloom, Elijah Wood, mais surtout et bien évidemment Sir Ian McKellen.

En règle générale, Gollum aura donc assis Andy sur le siège d’expert ès motion capture, un rôle qu’il prend très à cœur, pour preuve ses collaborations suivantes.

What’s his face?

Après 2003, Andy enchaine donc les rôles, bien souvent, trop souvent, sans montrer son visage, de sorte qu’il est définitivement relié à la technique de mocap. Le fait qu’il utilise ses connaissances en arts visuels pour améliorer la technique n’aide pas.

Ainsi, après une apparition remarquée dans 13 going on 30,  il retrouve, en 2005, Peter Jackson pour King Kong, dans lequel il incarne non seulement un cuisinier grognon, mais aussi l’immense gorille.

En 2006, il collabore avec Christopher Nolan et incarne Mr Alley, l’assistant de Nikola Tesla, dans The Prestige. En 2008, il interprète le grand méchant, Capricorn, dans l’adaptation cinématographique du roman Cœur d’encre.

Et la même année, il retrouve David Tennant dans le téléfilm Einstein and Eddington, dans lequel il incarne Albert Einstein.

Et c’est pourtant en 2011 qu’Andy connait son plus grand rôle. Après des mois d’observation de chimpanzés et autres grands primates, il accepte d’incarner Caesar, le leader de la rébellion simienne du reboot de Planet of the Apes, Rise… . Il en profite pour épauler la technique pour la mocap, entrainant les autres acteurs amenés à interpréter des singes. Il utilise pour se faire des attelles qui aident à la marche, et développe plusieurs techniques de diction, puisque les chimpanzés (et les autres) n’ont pas le même visage que les humains.

En dépit de son travail acharné sur ce premier film et ses suites, Dawn of the Planet of the Apes et War for the Planet of the Apes, Andy n’est une fois de plus pas nommé aux Oscars.

Mille millions de mille sabords!

En 2011, retour à la case départ, Andy retrouve Peter Jackson (et rencontre Steven Spielberg), agissant une fois encore comme consultant pour les équipes de mocap (depuis renommée ‘performance capture’) tout en incarnant le rôle du mythique Capitaine Archibald Haddock dans The adventures of Tintin. En VO, il propose un accent écossais pour le capitaine, trouvant que cela contrebalancerait assez bien les insultes qu’il lance à tout bout de champ.

En 2014, il est engagé comme consultant sur la nouvelle version de Godzilla, afin que les créatures soient ‘crédibles et vivantes’.

En 2015, il intègre le MCU en interprétant Ulysses Klaue, le nemesis de Black Panther, dans Avengers: Age of Ultron. Son personnage n’y est alors qu’introduit, avant de devenir le grand méchant (ou presque) dans le film consacré à son ennemi de toujours.

C’est la première fois depuis longtemps qu’Andy apparait sous ses propres traits, ce qui fait énormément parler sur la toile. Pour ce rôle, il adopte un accent sud-africain pro-Apartheid afin de coller au plus près à l’histoire de Klaue.

Dans Black Panther, il retrouve aussi Martin Freeman, son ami Bilbo, avec qui partage deux scènes en tête à tête. Les deux amis, seuls blancs du casting, seront ainsi surnommés ‘White Tolkien Boys’ par le reste du cast.

En 2015 toujours, Andy devient un Seigneur des Siths dans l’épisode VII de la franchise de Star Wars. Son personnage, Supreme Leader Snoke, est une fois de plus performé en mocap.

The Force is strong within him…

En parallèle à sa carrière d’acteur, Andy fonde en 2011 avec son ami Jonathan Cavendish l’Imaginarium Studio, basé à Ealing et spécialisé en performance capture.

Après avoir aidé Peter Jackson sur la trilogie des Hobbit, il fait ses débuts de réalisateur avec le film Breathe, puis avec Mowgli: Legend of the Jungle.

En 2004, peu après l’apparition en salles de Return of the King, il publie Gollum: How we made magic, des mémoires sur la naissance de ce personnage à jamais relié à sa carrière artistique.

En 2015, Andy collabore avec Coldplay sur leur clip Adventure of a lifetime, dans lequel les membres du groupe apparaissent comme chimpanzés. Évidemment, ces séquences auront été tournées via mocap.

Côté personnel, Andy est marié depuis 2002 à l’actrice Lorraine Ashbourne. Ils ont trois enfants: Ruby, Sonny et Louis, et vivent à Londres.

Foutue Académie!

C’est devenu une private joke amère chez moi: Andy n’a donc JAMAIS été nommé pour le moindre Oscar. Et un seul BAFTA, pour Sex, drugs and rock’n roll. Rien pour LOTR, pire, QUE DALLE pour Planet of the Apes.

Moi qui suis devenue fan de cet homme entre un « My precious » et un « Tater, what is that, taters, precious? », je me suis toujours insurgée contre cette oppression et ce despotisme et ce racisme blatant envers la motion capture et soulevons-nous, mes amis, allons manifester à Hollywood contre cet ostracisme malsain et dégueulasse qui empêche l’un des hommes les plus doués de sa génération de recevoir les récompenses qu’il mérite!

*insérer ici image de La liberté guidant le peuple*

Non mais, plus sérieusement, Andy a un don, c’est indéniable: celui d’être studieux. Pour Gollum, il a presque inventé la mocap (à peu de choses près). Pour King Kong et Planet of the Apes, il a passé un temps considérable avec des grands singes pour comprendre leur mode de vie et de communication. Il a créé des outils pour reproduire ce qu’il avait observé. Il a fait évoluer les techniques, a permis de créer des personnages de plus en plus réels.

Et tout ça pour que Mark Wahlberg se foute de sa gueule sur un plateau de télé. Franchement mec, quand on a pourri un film comme tu l’as fait pour le reboot de Tim Burton, on ferme sa gueule et on laisse parler le maitre.

Andy Serkis fait indéniablement partie de ces acteurs, de ces performeurs, qui m’ont marquée à vie. De ceux qui, si je les rencontrais, me feraient pleurer d’émotion. Au même titre qu’un David Tennant l’a fait, ou qu’un Patrick Stewart ou qu’une Cate Blanchett le feraient.

Je ne cesserai jamais d’applaudir et de faire des thumbs up à mon écran de cinéma dès que son nom apparait (souvent pas à la bonne place). Je ne cesserai de râler quand son nom n’apparaitra pas dans les listes des nommés de l’Académie.

Je n’arrêterai jamais de rooter à donf pour Caesar.

Je n’aurai de cesse de répéter à tout va qu’Andy Serkis est un PUTAIN D’ARTISTE, MERDE!

(Je chiale? Oui, je chiale. Shove it.)

Et puis en plus, il est tellement génial ce mec que ça le rend beau, et là présentement, je le trouve canon. Voilà.

Et pour finir en beauté:

Rock and pool, is nice and cool, so juicy sweet! I only wish, to catch a fish, so juicy sweet!

❤ ❤ ❤ ❤ ❤

PS: Joyeux Noël! 😛

Une réflexion sur “What’s your name? Andy Serkis

  1. juneandcie dit :

    A reblogué ceci sur June & Cieet a ajouté:
    Pour Noël, Bigre vous a livré son coeur sur un plateau en délivrant cette présentation passionnée et passionnante d’Andy Serkis. Une présentation à laquelle je ne peux qu’adhérer car cet homme est un artiste et un acteur exceptionnel, qui a su donner ses lettres de noblesse à une technique comme la motion capture.
    Oui, je l’affirme haut et fort : Bigre a raison de s’insurger. Cet homme-là n’a clairement pas la reconnaissance qu’il mérite. Heureusement ma chère Vizirette sait, elle, lui rendre hommage a sa juste valeur.
    So, Have you met Andy ?

    Aimé par 1 personne

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