What’s your name? Emma Thompson

Hello les gens!

Comme vous l’aurez remarqué, ce début d’année d’articles biographes commence sur les chapeaux de roue, puisqu’après vous avoir présenté mon acteur et artiste préféré de tout l’Univers, me voici avec un article sur ma mère de fiction, une bonne femme complètement cinglée et pleine de talents que j’adule au possible.

Préparez-vous à un article de mille pages de long… J’ai pas pu me contrôler. C’est ça l’amour. ❤

There we go! Connaissez-vous Emma Thompson?

Dame Emma Thompson, née en 1959 à Londres, est une actrice, scénariste, auteure et activiste britannique.

Au début, il y avait…

Enfant de la balle, elle a pour parents l’actrice écossaise Phyllida Law et l’acteur de théâtre Eric Thompson. Sa sœur, Sophie, est également actrice, principalement sur les planches.

Durant ses études secondaires, Emma se découvre un intérêt certains pour les lettres, intérêt qu’elle attribue à son père. C’est donc tout naturellement qu’elle décide d’étudier la Littérature anglaise à l’Université de Cambridge.

Dans les années 70, elle s’autoproclame « punk rock », avec de courts cheveux rouges et une moto, et décide de devenir actrice comme Lily Tomlin. C’est aussi à cette époque que ses lectures la poussent à considérer le féminisme.

A Cambridge, Emma se voit offrir une place dans la troupe estudiantine Footlights, et en devient son premier membre féminin. C’est là qu’elle rencontre des certains Hugh Laurie et Stephen Fry, qui deviendront de très bons amis (après une romance avec Hugh, d’ailleurs). Les deux hommes la surnomment « Emma Talented ».

En 1981, la troupe gagne un Perrier Award à Edinburgh pour leur sketch engagé The Cellar Tapes.

En 1982, le père d’Emma décède brutalement à l’âge de 52 ans. Elle dira plus tard que c’est cette perte qui la poussera définitivement vers la comédie, en son honneur.

Les années Shakespeare

La même année, Emma se lance donc à la télévision avec ses comparses Laurie et Fry, dans la série There’s nothing to worry about!, puis dans The Crystal Cube. Ils continueront à collaborer ensuite dans Saturday Night Fry, l’émission radio de Stephen.

Mais c’est réellement en 1987 qu’elle se fait connaitre au grand public, dans Fortunes of War, une série sur la Grande Guerre grâce à laquelle elle rencontre Kenneth Branagh (son futur époux); et Tutti Frutti dans lequel elle retrouve un vieil ami des années Fry and Laurie, Robbie Coltrane. Ces deux rôles lui valent de gagner le BAFTA de la Meilleure actrice.

En 1989, elle joue dans The Tall Guy, le premier film du réalisateur Richard Curtis. Elle y incarne l’amoureuse de Jeff Goldblum. La même année, elle incarne la Princesse Catherine de Valois dans Henry V de Kenneth Branagh.

Au début des années 90, le couple Branagh-Thompson fait main basse sur le cinéma britannique avec ses nombreuses adaptations des travaux du Barde: A Midsummer’s Night Dream; King Lear; ou encore Much ado about nothing, qui reste l’un des films de Sir Ken les plus connus.

Miss Dashwood and a script…

Le tournant dans la carrière d’Emma fut l’année 1992 et son rôle dans Howards End aux côtés de Sir Anthony Hopkins, qu’elle retrouvera plus tard dans Remains of the day. Les critiques considèrent son interprétation de Margaret Schlegel comme un « breakthrough » car elle se détache de son compagnon et prouve son talent en solitaire. Elle obtient un BAFTA, un Golden Globe, et l’Oscar de la Meilleure Actrice pour Howards End en 1993.

En 1994, elle apparait dans le film hollywoodien Junior avec Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito. En 1995, après cinq ans de travail acharné, son scénario de Sense and Sensibility est porté à l’écran par le réalisateur Ang Lee. Dans cette adaptation du roman de Jane Austen, elle incarne Elinor Dashwood, avec Hugh Grant comme prétendant, Kate Winslet comme sœur cadette, et Alan Rickman comme ami. Les quatre acteurs resteront liés.

Pour SaS, Emma obtient cette fois l’Oscar de la Meilleure Adaptation, ainsi qu’un Golden Globe pour la même catégorie et qu’un BAFTA de la Meilleure Actrice. Ce qui fait d’elle, à ce jour, la seule actrice à avoir obtenu une statuette pour de l’écriture et de l’acting.

En 1997, Emma et sa mère Phyllida jouent mère et fille dans le premier film réalisé par Alan Rickman, The Winter Guest.

Après plusieurs rôles plus ou moins bien reçus, elle décide de ralentir la cadence en 1999 après la naissance de sa fille Gaia, née de ses amours d’avec Greg Wise, le Willoughby de Sense and Sensibility.

When you need me but don’t want me, I stay…

En 2001, elle revient sur le devant de la scène avec Wit, une série HBO basée sur la pièce de Margaret Edson. Ce qui lui vaut une fois encore des nominations aux BAFTAs, Emmys et Golden Globes.

En 2002, elle voice la Capitaine Amelia dans Treasure Planet. Le dessin animé floppe, mais est contré par l’année suivante, le succès international de Love Actually, dans lequel elle incarne la femme désabusée et laissée de côté par un mari interprété par son ami Alan Rickman. La scène durant laquelle elle pleure à l’idée d’être trompée est souvent considérée comme la meilleure scène de pleurs de l’Histoire du cinéma. Elle reçoit de nouveau une nomination aux BAFTAs pour ce film.

En 2004, elle intègre le casting cinq étoiles de la franchise d’Harry Potter en y enfilant les châles et lunettes énormes du Professeur Trelawney. Emma dira plus tard que cette opportunité lui a permis de passer de très bons moments avec de très bons amis, parmi lesquels Robbie Coltrane et l’indécrottable Alan Rickman (puis, plus tard, Imelda Staunton).

C’est en 2005 cependant qu’apparait à l’écran un projet qu’elle a passé neuf années à peaufiner. Nanny McPhee, la gouvernante que tous les enfants détestent, obtient un franc succès partout dans le monde, ce qui la pousse à écrire une suite, Nanny McPhee and the Big Bang.

Par la suite, elle fera surtout des cameos, notamment dans An education et The boat that rocked, avant d’apparaitre dans Men In Black 3, puis de prêter sa voix (parlée et chantée) à la Reine Elinore, mère de Merida dans Brave.

En 2013, Emma incarne P.L. Travers, la créatrice de Mary Poppins, dans Saving Mr Banks. Meryl Streep dira qu’elle a été choquée et outrée que son amie ne soit pas nommée aux Oscars pour sa prestation sans faille.

Suivront The Love Punch avec Pierce Brosnan; The legend of Barney Thomson, premier film de Robert Carlyle en tant que réalisateur; Alone in Berlin avec Brendan Gleeson; et bien sûr Beauty and the Beast dans lequel elle incarne Mrs Potts.

En 2016, elle participe à l’écriture du film Bridget Jones’ Baby, dans lequel elle apparait dans le rôle d’une gynécologue. Elle y utilise d’ailleurs une anecdote racontée par Robbie Williams lors d’une interview au Graham Norton Show.

Call me Dame Crazy-Lady!

Parallèlement à tout cela, Emma Thompson a également repris l’écriture des aventures de Peter Rabbit, personnage de Beatrix Potter. Au départ, le livre sorti en 2012 ne devait être qu’un stand-alone rédigé pour Children in Need, mais au vu de son succès, Emma fut gentiment poussée vers l’écriture, et sort un autre épisode des aventures du lapin intrépide en 2013.

Cette année, elle est adoubée Dame de l’Empire Britannique pour services rendus au drama et aux œuvres caritatives.

Elle a annoncé se sentir plus écossaise qu’anglaise, car elle a grandi en Écosse.

Sa relation d’avec Kenneth Branagh fut brisée en 1995 lorsqu’il la quitte pour Helena Bonham Carter. Emma sombre alors en dépression sévère, et ne sera sauvée que par le travail (ce qui aboutira à SaS), ainsi que son nouveau compagnon et futur mari.

En 2003, elle et son mari Greg Wise adoptent un ex-enfant-soldat rwandais, Tindyebwa.

Je pense que je dois pas vraiment vous dire, après tout cela, à quel point j’aime cette bonne femme. Non seulement a-t-elle participé à la plupart de mes films préférés (en ayant écrit certains, d’ailleurs), et formé des amitiés fortes avec de superbes acteurs; MAIS en plus, elle est complètement cinglée et l’assume.

En témoignent ses nombreuses apparitions chez Graham Norton, et ces anecdotes qui ne me font que l’aimer encore plus.

Alors? Si vous me sortez que vous ne la connaissiez pas, je vous tue. XD

Une réflexion sur “What’s your name? Emma Thompson

  1. juneandcie dit :

    A reblogué ceci sur June & Cieet a ajouté:
    Après l’humour noir de Jeremy Ferrari, continuons donc d’ouvrir cette nouvelle année avec une autre personnalité hors du commun. Je suis jalouse que Bigre l’ait choisie pour son tour, mais elle en parle tellement bien que je vais être belle joueuse.
    C’est une actrice infiniment talentueuse et une femme extraordinaire qu’elle nous présente aujourd’hui. Et pour être honnête, je ne saurais que vous dire, ni par où commencer si j’avais du vous la présenter, tant il y a à dire.
    Elle est indescriptible, possède tant de talents différents, tant de nuances de jeu, tant de charisme… Que vous dire de plus, sinon que c’est un rayon de soleil cinématographique que j’aime du fond du coeur. Une étoile dont chaque apparition à l’écran me met en joie ou fait fondre mon p’tit coeur de dragon.
    Alors, avec une objectivité aussi négative que les températures lors d’un blizzard québécois …

    Have you met Emma Thompson ?

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s