What’s your name? Hans Zimmer

Booooonsoooooir les gens et BON ANNIVERSAIRE A MA CALIFETTE D’AMOUR JUUUUUUNE!!

Après un oubli monstrueux et irréparable du précédent What’s your name? (il y en aura donc deux postés dans deux semaines), me voici avec un gros morceau. Un gros morceau qu’il me tardait « d’abattre » (bien que non), parce que même si je ne cesse de parler de lui sur le blog, le type ne s’arrête pas pour autant de me surprendre et de foutre mes canaux lacrymaux en vrac.

Alors, Mesdames et Messieurs, bien que vous le connaissiez presqu’intimement maintenant (de rien), connaissez-vous Hans Zimmer?

Hans Florian Zimmer, né en 1957 à Francfort, est un compositeur et producteur de musique allemand.

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Fils d’une rescapée juive, Hans se tourne assez vite vers le piano, la musique l’aidant à surmonter la perte de son père lorsqu’il est enfant. Malgré tout, la rigueur de l’apprentissage « classique » de l’instrument l’ennuie, et il laisse vite tomber les leçons, préférant rester autodidacte, car il possède l’oreille absolue.

Adolescent, il part vivre à Londres, la ville où sa mère s’est un jour réfugiée pour fuir le nazisme, et y étudie la musique à Hurtwood House. Parallèlement, il découvre la musique de films et devient fan d’Ennio Morricone.

Les débuts

Dans les années 70, Hans travaille comme claviériste pour plusieurs groupes de musique, dont The Buggles, interprètes de la fameuse « Video killed the radio star » dans le clip de laquelle il apparait brièvement.

Dès le début des années 80, il commence à composer pour des films, mais son premier score entier sera celui du film Terminal Exposure en 1987. La même année, il produit la BO du Dernier Empereur, qui gagne l’Oscar.

Ridley et des hommes en jupe

Le tournant dans la carrière de Hans fut l’année 1988 et le film Rain Man, pour lequel il compose entièrement la musique. Son style se marque plus précisément, avec des synthétiseurs et samplers. Une fois de plus, il est nommé aux Oscars.

L’année suivante, c’est Driving Miss Daisy qui lui offre carte blanche sur sa BO.

En 1991, il rencontre Ridley Scott, pour qui il compose Thelma & Louise. Le frère de Ridley, Tony, lui confie pour sa part True Romance en 1993.

En 1994, c’est Disney qui le contacte pour son prochain film, The Lion King. Accompagné de Sir Elton John et de son ami sud-africain Lebo M., Hans compose la musique qui sera en grande partie reprise sur le live-action movie de 2019.

Pour travailler sur ce score, Hans exprime assez vite son souhait de travailler en Afrique du Sud directement, mais il y a un casier judiciaire pour avoir travaillé sur Power of One, un film jugé « subversif » par les autorités. Par peur qu’il ne soit attaqué voire tué, Disney organise donc un voyage et une rencontre avec Lebo M. et une chorale sud-africaine hors du pays.

Lion King gagnera un Oscar, un Golden Globes et deux Grammy Awards.

Les Grammys le récompensent une nouvelle fois l’année suivante, pour Crimson Tide de Tony Scott. En 1998, il compose The thin red line, et The Prince of Egypt, pour lequel il recrute Ofra Haza, une chanteuse israélienne yéménite, que les producteurs du film trouvent si belle qu’ils ont dessiné un personnage lui ressemblant.

Pour The thin red line et la composition climactique Journey to the line, Hans utilise pour la première fois un son proche du tic-tac d’une horloge, motif repris par la suite dans plusieurs de ses scores. D’autres l’auront repris, à outrance selon certains.

En 1996, il travaille sur The Rock pour Michael Bay.

En 2000, il compose pour The road to Eldorado. La même année, son ami Ridley Scott l’appelle au milieu de la nuit pour lui proposer un péplum. Hans est sceptique, car il ne pense pas qu’un « film avec des hommes en jupe » puisse intéresser encore le public. Ridley lui donne le pitch du film, et Hans s’enthousiasme.

Pour Gladiator, il collabore avec la chanteuse australienne Lisa Gerrard qui, pour Now we are free, invente une langue imaginaire.

Le superhéros du score

Le début des années 2000 marque une époque plus que prolifique pour Hans qui compose à tout-va: Black Hawk Down; Pearl Harbour; King Arthur; Thunderbirds (avec Ramin Djawadi, le compositeur de Game of Thrones); Madagascar; The Da Vinci Code; The Simpsons Movie; Angels and Demons; The Holiday; Kung Fu Panda; ou encore Sherlock Holmes, pour lequel il joue sur un piano désaccordé parce qu’il trouve cela « original » et « marrant ».

Dans le même temps, il commence sa collaboration avec Lorne Balfe sur le jeu vidéo Call of Duty: Modern Warfare 2. Lorne sera par la suite influencé par le style de son mentor, notamment sur la BO de Mission: Impossible: Fallout.

En 2003, il prépare le score pour The Last Samurai, et se rend compte qu’il ne connait pas grand-chose sur la musique traditionnelle japonaise. Il fait des recherches, commence à composer, mais a peur de choquer, de ne pas respecter la culture à sa juste valeur. Il se rend donc au Japon pour faire écouter sa musique, et là, on lui demande comment il en connait autant.

Dans le même temps, le producteur du film, Jerry Bruckheimer, avec qui il a déjà travaillé par le passé, le contacte pour un film Disney à venir: Pirates of the Caribbean: Curse of the Black Pearl. La musique avait été à la base composée par Alan Silvestri mais Bruckheimer n’était pas satisfait. Ne sachant pas faire les deux en même temps, il délègue, mais compose tout de même certains des thèmes proéminents du film, sans être crédité.

Il sera engagé pour de bon pour la BO des Pirates of the Caribbean suivants.

En 2005, Christopher Nolan l’approche pour composer les thèmes de sa trilogie du Dark Knight. En 2008, les Oscars refusent de le nominer pour The Dark Knight (avec le thème du Joker), sous prétexte qu’il y a « bien trop de compositeurs différents pour un seul film ». Hans fait appel, arguant qu’une BO est d’abord un travail collaboratif. Il gagne la partie, et le score est nominé.

En hommage à Heath Ledger, avec qui il a beaucoup parlé pour le thème du Joker, Hans joue désormais le titre Aurora en concert. Ce titre a été à la base composé pour récolter des fonds après la tuerie d’Aurora pendant la première de The Dark Knight Rises.

Chris Nolan, Ron Howard et les autres…

Christopher Nolan devient par la suite un collaborateur régulier. En 2010, les deux hommes se retrouvent pour Inception, et l’inoubliable Time. Il retrouve ensuite Lorne Balfe et Lisa Gerrard pour la série The Bible, puis travaille sur 12 Years a Slave.

En 2014, il compose le score de The Amazing Spider-Man 2 avec ceux qu’il nomme « les sublimes six »: Pharrell Williams, Johnny Marr, Michael Einziger, Junkie XL, Andrew Kawczynski et Steve Mazzaro.

Puis viendront Interstellar, toujours de Chris Nolan; Man of Steel (scénarisé par le même homme); et Batman VS Superman: Dawn of Justice (et le thème de Wonder Woman). Après ce dernier, Hans annonce ne plus vouloir composer pour des films de superhéros, car il « ne trouve plus de nouvelles choses à faire ».

On a pu également entendre son style particulier dans Planet Earth II; The Crown; Rush de Ron Howard; Dunkirk de Chris Nolan; Blade Runner 2049 et Hidden figures.

En 2019, et après que Ron Howard l’ait convaincu de ne pas se limiter au genre, mais de choisir un scénario, Hans accepte de composer la BO de X-Men: Dark Phoenix, car le personnage l’inspire.

En 2020, il est attendu sur les scores de Wonder Woman 1984; Top Gun: Maverick et Dune, entre autres.

Hail mein Kaiser!

Ce n’est un secret pour personne, Hans Zimmer, c’est mon Dieu personnel. Comme souvent, c’est le genre d’artiste dont on aime tout sans exception sans même se rendre compte que toutes ces musiques merveilleuses ont une chose en commun.

Je pense vraiment avoir compris être fan quand Pirates of the Caribbean est sorti. C’est là que j’ai vu le fil rouge, compris que cet homme pouvait faire sonner son piano ou vibrer un violon et que j’allais à chaque fois comprendre ce qu’il voulait me dire.

La magie de la musique d’Hans Zimmer est là: sans même avoir l’image, on comprend la teneur de la scène, qu’elle soit dramatique, drôle ou romantique. On subit chaque mouvement avec les musiciens, et souvent, bien trop souvent, on chiale.

Car oui, je chiale en écoutant Herr Zimmer. Je le dis sans arrêt, que sa musique est ma catharsis perso, ce médicament gratuit qui me permet de vider mes canaux lacrymaux et d’évacuer toute la négativité que j’ai accumulée. Grâce à lui, j’ai pu surmonter ma dépression. En écoutant Inception et Last Samurai, deux de ses scores les plus déprimants. Allez savoir. 😉

C’est donc normal, plus que normal, que je sois allée le voir deux fois en concert, lui et ses merveilleux musiciens dont chacun est, c’est visible, amoureux et de l’homme et de sa musique. Le respect entre ces personnages et les émotions que j’ai ressenties sont incomparables. ❤

Alors, encore une fois, et pas la dernière, MERCI, Kaiser, d’être là pour me faire pleurer, me faire rire, chouchouter mes tympans et faire revivre le genre du soundtrack.

Je vous aime. ❤

2 commentaires sur “What’s your name? Hans Zimmer

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