The English Game (TV)

Bonjour tout le monde!

Aujourd’hui, je vais vous parler de ballon rond. Un ballon rond qui déchaine les passions depuis bien des décennies, qui me déchaine moi dans mon salon dès que l’équipe nationale belge joue, et qui me passionne, tout simplement.

Ce ballon rond, il est apparu en Angleterre, contre toute attente. Et la série dont on va parler pas plus tard que maintenant vous raconte sa genèse…ou du moins le moment où tout a basculé. 😉

Je ne spoile rien! 😀

Synopsis

1882. Fergus Suter et Jimmy Love sont transférés à Darwen, ville industrielle du Lancashire, et intègrent l’équipe de foot pour la fin de la saison. Ils vont affronter les Old Etonians, fondateurs du jeu et gentlemen qui n’ont aucune envie de voir la FA Cup entre les mains de la classe ouvrière…

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Eton, Harrow et les autres…

J’ai beau être fanatique de foot depuis que je sais courir (j’ai été défenseur pendant toutes mes primaires; puis gardienne pendant mes secondaires, vive les réflexes), je n’en connais pourtant pas du tout l’origine. J’ai donc été ravie que l’on m’apprenne que Netflix avait demandé à ni plus ni moins que Sieur Downton Abbey, Julian Fellowes himself, de leur créer une mini-série sur le sujet.

Fellowes, l’époque industrielle anglaise, il connait. La première saison de Downton nous montrait les Crawley au sortir de cette ère ô combien importante pour toutes les classes sociales, mais il n’avait pas pu nous montrer l’étendue des disparités mais aussi de la modernité de l’époque. C’est désormais chose faite.

Le football a donc été créé par les riches, dans leurs riches écoles, dont Eton, encore aujourd’hui considéré comme collège le plus élitiste du Royaume-Uni. Mais ce sport a vite quitté les pelouses propres de ces bourgeois pour être approprié par les ouvriers qui avaient bien besoin de ça pour sortir de la misère de leurs journées.

C’est ce tournant que Fellowes a décidé de mettre sur papier puis sur écran: ce clash entre la classe riche qui refuse de laisser les autres profiter de leur jeu; et la classe ouvrière qui n’a que ça pour mettre du soleil dans leurs vies.

J’ai adoré, évidemment. Mais vraiment. C’est intéressant, rafraichissant, on retrouve cette même atmosphère qui nous a fait adorer Downton Abbey (bien qu’on ne soit absolument pas dans le même délire); bref: c’est génial.

Et il est tout aussi intéressant de remarquer à quel point certaines choses n’ont toujours pas changé, dans le football, par rapport à aujourd’hui… Je vous laisserai chercher, mais les fans comprendront assez vite de quoi je parle. 😉

Arthur Kinnaird, le premier David Beckham

Les personnages principaux et secondaires sont, eux aussi, un parfait reflet de la plume de Fellowes. Entre les aristos coincés qui, au fur et à mesure, se décoincent (ou, au contraire, se braquent encore plus); et les petits qui sont tellement droits dans leurs chaussures qu’il faut parfois leur faire remarquer que les murs de béton, ça casse (cette phrase fait sens dans ma tête, et dans la vôtre, ça donne quoi?).

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Les femmes ne sont pas en reste, et loin, très loin d’être aussi nunuches et immobiles que l’époque le suggérerait, elles sont au contraire plus que fortes et intéressantes.

Et enfin, pour terminer, je voulais juste dire que chacun des personnages, quelle que soit son importance dans l’intrigue, est très TRÈS loin d’être tout blanc ou tout noir: chacun a sa part d’ombre et sa part de lumière, et je trouve toujours ça plus que génialissime. 😀

Tweed and staches

Let’s go pour le casting!

Côté ouvrier, nous avons donc Fergus Suter, notre héros footballeur, incarné avec brio par Kevin Guthrie, déjà vu dans Misfits et Fantastic Beasts, entre autres. Il est accompagné de James Harkness; Gerard Kearns and Craig Parkinson.

Côté gentlemen, le héros se nomme Arthur Kinnaird, interprété par Edward Holcroft, qui ne m’avait pas laissé une bonne image de lui dans Kingsman, mais c’est désormais réparé. 😉 Il a pour comparses Henry Lloyd-Hughes (Divergent, entre autres); Daniel Ings et Ben Batt.

Et enfin, côté féminin, on compte la merveilleuse Niamh Walsh, que j’ai découverte dans Jamestown; et la très surprenante Charlotte Hope qui, après avoir marqué les esprits dans Game of Thrones, étonne dans Spanish Princess.

Bref, The English Game est très intéressant malgré ses côtés forcément romancés, plein de personnages eux aussi superbement construits, et je conclurai en disant: Mr Fellowes, votre plume est incomparable et me manque!

Note: 8/10

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