1917 (Ciné)

Bonjour mes Nautes!

Vous ne rêvez pas: ma première séance cinéma s’est faite attendre cette année, pour mon plus grand malheur, même si, je dois bien l’avouer, je suis aussi assez ravie d’avoir attendu un chef-d’oeuvre tel que 1917 pour me bouger les miches.

Oui, sans préambule, je vous annonce que c’est un chef-d’oeuvre. Et que plus d’un siècle désormais après la Grande Guerre, il ne faut définitivement pas oublier…

Je ne spoile rien, si ce n’est le talent de plusieurs personnes impliquées… 😉

(J’aurai attendu le clean sweep aux BAFTAs, z’avez vu. :P)

Synopsis

1917. France. Deux caporaux anglais sont envoyés en mission à travers les lignes ennemies. Leur but? Avertir 1600 hommes qu’ils foncent droit dans un piège. Ils ont précisément 18 heures pour y arriver…

Deux plans, trois tranchées…

Sam Mendes est surtout connu pour avoir réalisé le magnifique Skyfall. Pourtant, 1917 est un complet 180° dans son style de réalisation, puisqu’il a pris le parti ici de monter le film comme s’il ne comptait que deux plans-séquences. Une idée de génie, qui aide sans aucun doute possible le spectateur à s’immerger dans l’histoire, à vivre ces tranchées et cette mission avec les deux héros.

Une idée plus que magistrale donc, qui lui vaudra plusieurs nominations et, je l’espère, plusieurs trophées de cinématographie. L’idée est innovante, et, plus que cela encore, nécessaire.

Cela fait plus d’un siècle maintenant que la Première Guerre Mondiale a fait ses dernières victimes directes, et pourtant, le monde semble déjà avoir oublié ce que c’était. Je dois avouer que, malgré mon amour pour le sujet (je regarde systématiquement tous les films de guerre qui sortent), je n’en ai jamais vu de tel. L’immersion est totale, viscérale. On suit les deux héros dans leur misère, dans leur quotidien horrifique, dans cette mission dont personne ne reviendrait jamais indemne, et donc pas le spectateur non plus.

1917 interpelle donc. Parce que, plus encore qu’un hommage non-dissimulé aux soldats qui ont péri ou qui ont survécu (finalement, quelle est la pire des options?), il est une manière indispensable de se rendre compte une bonne fois pour toutes de l’horreur que ces jeunes hommes et populations ont vécu pendant quatre ans.

Honnêtement, comment a-t-on reconstruire après telle boucherie? 😥

Tommen et Hamlet en mission

Film presque intimiste, 1917 se repose aussi sur un casting dépouillé, avec en avant, deux jeunes acteurs qui vont vite percer vu leur talent, épaulés pendant quelques instants par des pointures qui sont, pendant leur minute d’écran, juste impeccables. ❤

George MacKay aura pour moi été la révélation du film, mais aussi de l’année. Je ne le connaissais pas du tout avant qu’il n’incarne William Schofield, notre héros de si peu de mots mais de tant d’expressions et d’émotions intenses. Je serai ravie de le retrouver dans les chaussures de Hamlet si Ophelia daigne sortir dans les salles dans mon pays.

(Et Kimysmile et moi-même sommes donc deux mini-cougars assumées puisqu’on a totalement craqué. Il a un charme dingue, ce George. 😛 ❤ )

Son acolyte Tom Blake a quant à lui les traits de Dean-Charles Chapman, et si son nom ne vous dit rien, sa tête vous reviendra sans aucun doute puisqu’il a été pendant quelques saisons notre Tommen Baratheon. Il ira lui aussi très loin, le petit. 😉

Et parmi ces visages ‘illustres’ qui asseyent la merditude du statut de ces deux caporaux, nous avons, dans l’ordre: Colin Firth (en uniforme, laissez-moi baver tranquille); Andrew Scott (pareil, mais deux niveaux au-dessus); Mark Strong (c’te claaaaasse, mec, arrête de jouer des pourris, tu mérites un rôle à ta mesure!) et évidemment Benedict Cumberbatch, qui couple désormais ‘rôle de Grande Guerre’ avec ‘moustache de relou’. Mais il la porte si bien. XD

Plus une ‘surprise’ de fin de film qui m’aura fait totalement chialer. Et j’aurais pas cru…

Bref, 1917 a mérité AMPLEMENT ses 7 BAFTAs, et si j’aurais espérer un prix pour George MacKay, j’ai confiance en le cinéma britannique pour lui offrir de quoi émerveiller mes mirettes à l’avenir. 😉

Un film nécessaire, magnifique, époustouflant. Tout simplement. ❤

Note: 9,25/10 (scénario: 8/10jeu: 10/10BO: 9/10 (ces relents de Dunkirk m’ont vraiment plu) film de guerre: 10/10)

3 commentaires sur “1917 (Ciné)

  1. L’énorme bienveillance que Mark Strong dégage en deux minutes d’apparition à l’écran me fait me dire que oui on aimerait bien le voir plus souvent dans la peu d’un gentil sans ambiguïté.
    Sinon effectivement, très beau film.

    Aimé par 1 personne

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