Le Marvel: 3:6: Black Panther (Ciné)

Bonjour mes Marvelvores!

Vous ne rêvez pas, voici un article littéralement en retard d’UN MOIS. Dans ma bêtise, j’avais oublié de le planifier, alors qu’il était rédigé depuis le 13 juin… Whatever. XD

Ce mois-ci, vous aurez donc droit non pas à un, mais à DEUX articles Marvel, oui Mesdames et Messieurs! Et avant que tout ne foute le camp demain, que nous rechialons des barriques parce que ‘I don’t feel so good’, voici le génialissime Black Panther!

Et n’oubliez pas que si vous voulez éviter les spoilers, l’article sans se trouve ici! 😉

Synopsis

T’Challa, prince du Wakanda, s’apprête à devenir roi de sa nation après la mort de son père T’Chaka. Mais il n’en oublie pas pour autant ses responsabilités de Black Panther, alors qu’un vieil ennemi refait surface…

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Wakanda Forever!

Souvenez-vous: nous avons rencontré le Wakanda via un certain Ulysses Klaue dans Avengers: Age of Ultron. Le personnage, présenté comme un marchand d’armes passablement antipathique, nous parlait alors du fameux vibranium, déjà mentionné au temps de Captain America: First Avenger. Accessoirement, il y perdait aussi un bras…logique. XD

Il était donc grand temps que l’on rencontre le souverain de cette nation soit-disant pauvre de Centrafrique, Black Panther, aka T’Challa, aka, dans les comics, l’époux d’une certaine Storm. 😉 Et ce fut donc chose faite dans Captain America: Civil War. D’abord dubitative, Black Panther étant un personnage plus que secondaire dans les aventures desdits Avengers, j’ai été complètement conquise par T’Challa, son courage, sa force, son humanité, et son côté totalement badass. Vendu!

Ravie donc, quand a été annoncé son film solo, qui fait un gros fuck aux allégations comme quoi l’Afrique ne peut être belle, ne peut être technologiquement avancée, ne peut être autre chose que pauvre, poussiéreuse et arriérée.

Je commencerai gentiment, en parlant d’un scénario avec peu d’erreurs. Quelques raccourcis çà et là, mais rien de bien grave. Une trame centrale (Klaue et Killmonger voulant s’emparer du Wakanda et des armes qu’il contient) éclipsée par une question philosophique sous-jacente: le Wakanda devrait-il s’ouvrir au reste du monde? Devrait-il révéler son secret, et risquer des répercussions? Mais devrait-il rester cloitré entre ses murs de jungle, ou aider les populations qui ont besoin d’aide?

De là, tout n’est qu’une question d’esthétique. Le scénario est en effet porté par une scénographie sublime, des décors magnifiques, des effets spéciaux géniaux, un casting de rêve… Du Wakanda-même en passant par la Corée du Sud ou Londres, tout est plus que plaisant pour l’œil du spectateur.

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Et évidemment, je vais parler des langues. Car si l’immense John Kani et Chadwick Boseman ont presque créé à eux deux la langue wakandaise; il n’en reste pas moins que celle-ci mélange des influences de beaucoup de dialectes africains, dont le fameux Xhosa. Si, vous savez, la langue où on ‘clique’. Et j’adore la sonorité de ce wakandais alors créé. Je voudrais pouvoir la parler, tiens. ❤

Franchement, la plus grande force de ce film, c’est d’envoyer bouler méchamment tous les racistes et débiles qui auraient osé poser leurs fesses devant. Car oui, ce film est une ode à l’Afrique, à la richesse de ses langages, à la richesse de ses cultures, à la beauté de ses paysages, de ses costumes traditionnels. Et oui, un casting presqu’entièrement black, cela change, et cela ne devrait pas choquer. Ceux qui l’ont été sont de complets abrutis. :/

On a beaucoup parlé du fait que certains Blancs se sont sentis comme ‘attaqués’ lors de la sortie du film. Comme si le fait qu’un long-métrage qui parle d’une nation africaine millénaire n’ait fait appel qu’à des acteurs noirs de peau était anormal……. Personnellement, rien dans Black Panther ne m’a fait me sentir mal, gênée d’être Blanche ou mal-considérée par la communauté noire de mon pays. On n’a pas interdit aux Blancs d’aller le voir en salles, que je sache? The fuck, les gars, cessez donc d’être cons!

All hail the Queens!

Autre chose qui change drastiquement, dans Black Panther, c’est que, outre T’Challa, les réelles héroïnes du film sont les femmes qui l’entourent. Shuri, sa sœur cadette qui lui fabrique ses costumes et gadgets; Ramonda, sa mère, qui le guide lorsqu’il doit reprendre les rênes du pays; Nakia, celle qu’il aime, guerrière au grand cœur qui lui montre que le monde ne s’arrête pas aux frontières du Wakanda; et bien sûr Okoye, sa générale, la plus loyale de ses sujets, sa meilleure amie et la plus badass du pays.

JAMAIS, et j’utilise les majuscules à raison, JAMAIS vous ne voyez un personnage masculin, T’Challa ou autre, qui manque de respect à l’une de ces femmes, se moque d’elle, la juge ou critique ses choix de vie. Jamais Shuri n’est rabaissée par un homme considérant qu’elle ne devrait pas être à la tête du développement technologique du pays. Jamais un homme ne crache aux pieds d’Okoye en lui annonçant qu’une femme est plus faible qu’un homme.

Le seul qui le fait? Un certain Killmonger, villain, certes, mais surtout, Américain. Car Klaue, lui, habitué de la culture wakandaise, ne fait aucune réflexion rabaissante non plus.

Hello, patriarcat! Tu as mal aux miches ou pas encore assez? 😛

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The Tolkien-White-Boys

Me reste enfin à parler de l’éléphant dans la pièce, ou plutôt des deux minus, un Hobbit et un Stoor, un Martin et un Andy, deux Blancs parmi les Noirs, deux hommes qui s’amusent comme des fous, surtout lorsqu’ils se retrouvent dans la même pièce.

Toutes les interviews que j’aie vues d’eux parlaient de ça. « Comment vous êtes-vous sentis? » « Était-ce compliqué d’être le seul Blanc sur le plateau de tournage? » etc etc. Réponse? « Ça met en perspective tout ce que les POC doivent ressentir au quotidien: ça fait du bien à l’égo. »

Merci, mes chéris.

Et aussi, Martin, même dans un hélicoptère tu as la taille d’un Hobbit. Cesse donc, et mange tes épinards. 😛

T’trofort

Casting? Casting.

T’Challa est donc toujours incarné par Chadwick Boseman, qui devra me montrer où il cache sa quarantaine, parce que mazette, il a l’air d’avoir mon âge… XD

Ulysses Klaue, T’Chaka et Everett Ross, déjà rencontrés par le passé, sont eux aussi toujours incarnés par Andy Serkis (mon amoooooooour!); John Kani et Martin Freeman (qui peut donc être badass, ça arrive, je vous assure).

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Eric Killmonger, W’Kabi et M’Baku, les autres ‘mâles’ du casting, ont quant à eux les traits fort attractifs de Michael B. Jordan; Daniel Kaluuya et Winston Duke. Et leurs personnages étaient superbement écrits, là encore!

Mais tous ces hommes sont éclipsés par ces dames, LES dames, le quatuor. ❤

Nakia et Okoye, d’abord, les badass, incarnées par Lupita Nyong’o la magnifique; et Danai Gurira, la plus badass donc, je ne l’ai pas assez dit: LA PLUS BADASS BONSOIR.

Ramonda et Shuri, enfin, la famille, interprétées par Angela Bassett (sublime avec les cheveux blancs; et Leticia Wright, qui ira loin, la gamine… 😉

Bref, Black Panther a changé le game. Je l’espère, pour longtemps. Et j’attends la suite avec trop d’impatience. 😀

Note: 8,75/10 (scénario: 8/10 jeu: 9/10BO: 9/10 (je ne suis pas fan de Kendrick Lamar du tout, mais chouette B.O., mec)Marvel-spirit: 9/10)

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(Quelqu’un d’autre a remarqué que j’ai très peu parlé de l’intrigue? Sorry, not sorry. XD )

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